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Recevoir, puis redonner : une chaîne de solidarité en bleu et or

25 août 2026

orsqu’on lui demande ce qui a motivé son généreux don de 100 000 $ pour la création d’un fonds de bourses d’études, Grégoire Landry est direct et candide : « c’était, tout simplement, la chose à faire ». Alors que M. Landry profite d’une retraite bien méritée depuis un an, le diplômé de l’Université de Moncton et actuel président de L’alUMni savait qu’il redonnerait tôt ou tard à l’Université de Moncton, son alma mater. Chez les Landry, l’engagement volontaire fait partie des valeurs familiales, transmises de génération en génération.

Le philanthrope attribue à sa grand-tante Cécile l’inspiration de son geste. Grâce à son soutien financier, quatre de ses neveux, dont le père de M. Landry, Normand, ont pu entreprendre des études postsecondaires à l’Université Saint-Joseph, prédécesseure de l’Université de Moncton. Il s’agit d’une époque pas si lointaine où les études demeuraient un privilège, particulièrement en Acadie. 

Ce n’est donc pas d’hier que les contraintes financières font partie des obstacles qui freinent la poursuite d’objectifs ambitieux pour la jeunesse néo-brunswickoise. M. Landry en est conscient et reconnaît que ça prend parfois un coup de pouce pour réussir. Grâce à son formidable don, des jeunes de Moncton aux prises avec de tels défis auront la possibilité de bénéficier de bourses d’études de 1 000 $ dès l’automne 2026 ! 

Les récipiendaires des Bourses Grégoire-Landry seront choisis parmi les élèves de 12e année des écoles secondaires de Moncton qui s’inscriront à temps plein à l’Université de Moncton et feront preuve de besoins financiers. De plus, la priorité sera accordée aux personnes inscrites aux programmes d’administration, de sciences de l’éducation, de science infirmière et de travail social.

« L’Université de Moncton reçoit avec fierté le don majeur de M. Landry, » affirme le recteur et vice-chancelier, Dr Denis Prud’homme. « Cette marque d’engagement envers l’accessibilité des études postsecondaires mérite d’être soulignée et célébrée ! L’Université est heureuse d’accorder à M. Landry le titre d’Ambassadeur de l’Ordre des Régentes et des Régents, la plus haute distinction philanthropique décernée par notre institution. »

Ayant grandi dans un environnement où les études étaient valorisées parce qu’elles avaient permis d’améliorer le sort d’une modeste famille acadienne, Grégoire Landry a été profondément marqué par cet héritage. Il se rappelle avec émotion que son père, conscient des possibilités que ses études lui avaient offertes, a choisi de redonner généreusement à l’Université de Moncton. Il s’est notamment engagé comme président de L’alUMni et du Club des Aigles Bleus, créant ainsi une tradition familiale d’engagement envers l’Université.

Pour M. Landry, s’inscrire au campus de Moncton était donc la suite logique de ses études secondaires à l’école Mathieu-Martin. C’est d’ailleurs à cette époque qu’il découvre la musique avec des amis et co-fonde un groupe devenu mythique dans la région,  Syntax Error. Des jeunes rebelles musicaux, certes, mais qui, après leurs études universitaires, sont devenus des entrepreneurs, des artistes et des professionnels engagés qui contribuent activement à leur communauté.

Suivant l’obtention d’un baccalauréat en administration des affaires (1988), M. Landry a mené une brillante carrière dans la gestion de patrimoine au sein de la Financière Banque Nationale pendant plus de 30 ans. Homme d’affaires aguerri, il reconnaît sans réserve l’importance de l’Université de Moncton dans la communauté et dans son propre parcours.

En songeant à tout cela, il pense à sa grand-mère Irène, grande lectrice et boulangère, qui a encouragé ses enfants à améliorer leur sort en poursuivant des études supérieures, malgré les obstacles. Elle demeure pour lui autre modèle de dévouement et de générosité. Il se remémore aussi avec admiration une famille anglophone, voisine de quartier, qui a fait le choix d’étudier en français à l’Université de Moncton, et ce, sur trois générations !

C’est avec ces histoires en tête que Grégoire Landry souhaite aujourd’hui favoriser le recrutement pour que davantage de jeunes, francophones et francophiles puissent accéder aux études supérieures. Il espère ainsi leur donner les moyens de réaliser leur plein potentiel et de contribuer, à leur tour, à l’avancement des communautés acadiennes et francophones. 

« Il faut faire ce qu’il y a à faire », affirme-t-il simplement, en saluant celles et ceux qui, à leur manière, ont ouvert la voie avant lui. Leur exemple permet aujourd’hui à d’autres de recevoir le coup de pouce qui change un parcours, puis de le transmettre à leur tour. « Recevoir, puis redonner ; c’est ce qui fait la force d’une communauté ! »


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