Recherche en français : l’ICRML salue un rapport structurant
L’Institut canadien de recherche sur les minorités linguistiques (ICRML) accueille très favorablement le rapport Recherche en français et égalité réelle : une occasion à saisir, déposé par le Groupe consultatif externe sur la création et la diffusion d’information scientifique en français.
Ce rapport constitue une avancée majeure pour la reconnaissance de la recherche en français comme un levier essentiel d’égalité réelle, de prospérité économique et de rayonnement international du Canada. Il met en lumière, avec rigueur, les obstacles systémiques qui freinent le développement de la recherche en français, notamment les biais linguistiques, les iniquités de financement et le morcellement de la gouvernance.
L’ICRML souligne particulièrement la pertinence du diagnostic posé par le Groupe consultatif, qui démontre que ces obstacles contribuent au déclin du français dans l’écosystème de la recherche, avec des conséquences importantes pour la vitalité des communautés francophones et pour la capacité scientifique du pays dans son ensemble.
L’Institut appuie fermement les trois recommandations structurantes du rapport, qui visent à :
renforcer la gouvernance canadienne de la recherche en français par la création d’un Secrétariat de coordination de la recherche en français;
investir 40 millions de dollars par année, notamment à travers un Fonds d’appui et de valorisation de la recherche en français;
rehausser l’exemplarité du gouvernement fédéral afin de favoriser la recherche et la publication scientifiques intramuros en français.
Pour l’ICRML, ces recommandations représentent des solutions concrètes, ambitieuses et nécessaires pour soutenir la relève scientifique, consolider les infrastructures de diffusion des savoirs en français et valoriser pleinement la contribution des chercheuses et chercheurs d’expression française, notamment en contexte minoritaire.
« Ce rapport marque un tournant important. Il reconnaît clairement que la recherche en français est un enjeu central pour l’égalité réelle et en particulier pour la vitalité scientifique des institutions postsecondaires francophones en situation minoritaire au Canada », a déclaré Dr Denis Prud’homme, président de l’ICRML et recteur et vice-chancelier de l’Université de Moncton.
L’ICRML invite le gouvernement du Canada à donner suite sans délai aux recommandations du Groupe consultatif, en posant des gestes structurants qui permettront de corriger les inégalités observées et d’assurer la pérennité de la recherche en français dans toutes ses dimensions.
« Nous attendons avec impatience que le gouvernement canadien exerce un leadership et mette en place une stratégie qui contribue à consolider l’écosystème de la recherche en français », a déclaré Éric Forgues, directeur général de l’ICRML.
Investir dans la recherche en français, c’est non seulement respecter les engagements du Canada en matière de langues officielles, c’est aussi miser sur un avantage stratégique fondé sur la diversité linguistique en recherche et en innovation au Canada.