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Une équipe de recherche de l’Université de Moncton obtient une importante subvention pour étudier l’accès aux services de santé en français

25 juin 2025

L’Université de Moncton se réjouit du succès d’une équipe de recherche de son institution, qui s’est vu attribuer une subvention majeure de 340 000 $ pour mener un projet portant sur l’accès aux services de santé en français dans les communautés francophones et acadiennes en situation minoritaire.

Ce financement témoigne de l’engagement de l’Université de Moncton en matière de recherche appliquée et de services aux communautés.  

Portant le titre « L’accès aux services de santé en français pour les communautés francophones et acadiennes en situation minoritaire (CFASM) : un dialogue provincial sur la rétention des professionnels de la santé », ce projet vise à mobiliser des partenaires clés afin d’élaborer des stratégies concertées pour assurer une rétention durable des professionnels de la santé au Nouveau-Brunswick.  

Il est réalisé grâce à la Société Santé en français avec le soutien de Santé Canada, dans le cadre de l’appel de projets 2023-2028. 

 

 

Un projet porteur de solutions concrètes 

Dirigé par Stéphanie Collin, professeure à l’École des hautes études publiques, en collaboration avec son équipe de co-chercheuses, Stéphanie Maillet (Faculté d’administration), Anik Dubé et Marie-Eve Laforest (École des sciences infirmières), ce projet s’inscrit dans une démarche collaborative de type Delphi, qui favorise les échanges entre les acteurs clés du domaine de la santé.  

Un premier Dialogue provincial, tenu le 21 février 2025, a rassemblé 19 participantes et participants issus de neuf secteurs du domaine de la santé. Cette rencontre a permis de faire émerger des pistes d’actions concrètes pour favoriser la rétention des infirmières et des médecins, notamment en lien avec leur satisfaction professionnelle. 

« Notre premier Dialogue n’est pas parti de nulle part. Une subvention des IRSC (Catalyseur : CLOSM) obtenu en 2022 nous a permis d’identifier dans le cadre d’une recherche menée auprès de médecins et infirmières certains enjeux communs, soit le sentiment de contrôle sur la pratique et la charge de travail. Ces deux thématiques ont constitué notre ancrage commun. » Stéphanie Collin, professeure à l’École des hautes études publiques (HEP) à la Faculté des arts et des sciences sociales.  

Une mobilisation collective essentielle 

L’Université de Moncton tient à remercier chaleureusement Santé Canada, la Société Santé en français ainsi que la Société Santé et Mieux-Être en français du Nouveau-Brunswick pour cet appui. Cette subvention s’inscrit dans un investissement fédéral global de 8,25 millions de dollars, qui appuie 12 projets à travers le pays dans le cadre du Plan d’action pour les langues officielles 2023-2028 : Protection – Promotion – Collaboration, par l'entremise du Programme pour les langues officielles de Santé Canada. 

Le projet bénéficie également de l’appui de nombreux partenaires provinciaux, dont : 

  • Le ministère de la Santé du Nouveau-Brunswick
  • Le Réseau de santé Vitalité
  • Le Réseau de santé Horizon
  • La Société médicale du Nouveau-Brunswick
  • Le Collège des médecins et des chirurgiens du Nouveau-Brunswick
  • Le Syndicat des infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick
  • L’Association des infirmières et infirmiers du Nouveau-Brunswick
  • La Société Santé et Mieux-Être en français du Nouveau-Brunswick 

Ce projet de recherche illustre le rôle central que joue l’Université de Moncton dans la production de connaissances ancrées dans les besoins réels des communautés francophones en contexte minoritaire, ainsi que son engagement soutenu à faire progresser l’équité en santé.